• Facebook
  • Twitter
  • Google +

La vie dans l’autobus

La vie dans l’autobus - Paul Karim

Avec les fêtes qui approchent, il est devenu impossible de circuler en voiture au centre-ville, car il y a des embouteillages presque partout où on va. J’ai décidé aujourd’hui, d’aller au travail en autobus. J’ai été obligé de me réveiller tôt le matin pour ne pas être en retard, j’ai pris le déjeuner aussitôt, et je suis parti attraper la première ligne à l’arrêt.  Je n’ai vraiment pas l’habitude d’y aller en autobus, mais il le faut. Tout le long du trajet, j’ai discuté avec une dame qui était assise à côté de moi. Elle n’arrêtait pas de me parler de sa vie, comme si on se connaissait depuis des années. La dame me parlait de tout, de sa petite-fille, de son mari, et même, de la dispute qu’elle venait d’avoir avec son planificateur financier. Mais qu’est-ce que j’ai à voir là-dedans, me suis-je dit dans ma tête. C’est fou comme elle peut être bavarde. De l’autre côté, il y avait aussi une jeune femme en compagnie de son fils. À la voir, on aurait dit qu’elle était gravement malade, car elle n’avait même pas la force de relever la tête. Son fils la tenait par la main, jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’arrêt près de l’hôpital. On rencontre vraiment tous les genres de personne dans les autobus. Et dire que mon trajet est encore loin d’être terminé, j’allais devoir supporter encore une demi-heure, la discussion de l’autre dame. J’avais tellement envie de changer de place, mais à cause de tout ce monde, j’étais obligé de rester là, à l’écouter, avec l’autobus qui était totalement plein. Et comme si cela ne suffisait pas, l’embouteillage commença, et c’était sûr que j’allais être en retard aujourd’hui. J’ai tout de suite appelé ma secrétaire pour l’aviser, comme ça, je n’aurais pas de problème. Heureusement que je pars en congé à partir de demain, sinon je me suis dit que j’allais devenir fou avec ce rythme. La semaine prochaine, je vais en vacance avec ma petite famille, pour me ressourcer un peu. En effet, j’ai trop besoin de repos, et de m’éloigner un peu de la ville. Et depuis une semaine, mes parents ne cessent de m’appeler, tellement ils ont hâte que nous arrivions. De notre côté, je vais réserver les billets dès demain, sinon, il n’y aura plus de place pour nous. Je vais m’amuser au maximum pour les fêtes, et oublier le monde du bureau pendant un moment. Mais avant tout ça, je devais attendre mon arrivée, afin de pouvoir sortir de cet autobus.

À propos de l’auteur :

author